lundi 26 janvier 2026
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Le retour des Rohingya acté par la Birmanie

« Les discussions ont eu lieu dans une atmosphère amicale, et la Birmanie a proposé de reprendre les réfugiés rohingya. » Quand Mahmood Ali, le ministre bangladais des Affaires étrangères, parle des Rohingya, il semble soulagé de voir les réfugiés quitter son pays. Certes, le Bangladesh a accueilli plus de 400 000 exilés rohingya lors de la grave crise qui a secoué cette communauté apatride en Birmanie. Mais le Premier ministre Sheikh Hasina n’a jamais caché son agacement à voir débarquer des Rohingya dans son pays. « Le fait d’accueillir un grand nombre de ressortissants de Birmanie est un fardeau pour le Bangladesh », expliquait-elle, demandant : « Pourquoi devrions-nous les autoriser à pénétrer dans notre pays ? » Ce problème, estimait il y a quelques semaines le Premier ministre du Bangladesh, « n’est pas notre responsabilité mais celle de la Birmanie. » Résultat : l’annonce d’Aung San Suu Kyi qui s’est dite « prête » à organiser le retour des Rohingya réfugiés dans son pays.

Un retour, mais dans quelles conditions ?

Depuis le discours de l’ex-prix Nobel de la paix, des discussions entre les autorités du Bangladesh et de Birmanie ont eu lieu. Ce lundi, le ministre bangladais des Affaires étrangères a assuré que « les discussions ont eu lieu dans une atmosphère amicale. » Selon Le Monde, la Birmanie a fait des propositions pour accélérer le retour des Rohingya sur son sol : un « groupe de travail mixte chargé de coordonner le processus de rapatriement » doit être créé, indique Mahmood Ali alors que l’ONU continue d’insister sur le désastre dû aux violences de l’armée et des nationalistes birmans. Mais quel avenir pour les Rohingya ? Dans le pays bouddhiste, ces musulmans sont considérés comme des étrangers. Ils n’ont accès ni à l’éducation, ni à la santé et n’ont pas la possibilité de se marier civilement. La Birmanie va-t-elle continuer son épuration ethnique ou va-t-elle protéger les habitants de l’Etat d’Arakan ? Le Bangladesh devra s’assurer, avant de renvoyer les Rohingya chez son voisin birman, que toutes les conditions sont réunies pour un retour en toute sécurité.

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